Street food coréenne : 4 classiques

길거리음식

La street food coréenne est mondialement célèbre : tteokbokki (gâteaux de riz épicés), hotteok (crêpes fourrées), odeng (brochettes de poisson), kimbap et corndog coréen. L'ambiance des marchés de Séoul dans votre cuisine.

Debout, dans la rue, à 22 heures

La street food coréenne n'est pas une catégorie de recettes, c'est un moment de la journée. Elle se mange après le travail, après les cours, après un verre, debout sous une bâche orange, dans le bruit.

Ma grand-mère m'emmenait au marché de Gwangjang le samedi. Elle achetait deux plats, jamais plus, et on les mangeait sur place au milieu des gens pressés. Quand j'ai voulu refaire ces plats à Paris, j'ai compris que la moitié de leur goût tenait au contexte, pas à la recette. Autant le dire tout de suite : chez vous, un tteokbokki sera excellent. Un odeng sera correct. Le reste dépend de qui est autour de la table.

Les quatre piliers, avec ce qu'ils coûtent au stand et ce qu'ils demandent chez vous

Les prix sont les ordres de grandeur habituels dans les marchés de Séoul, en wons, convertis à la louche.

Plat Hangul Base Prix au stand À refaire chez soi
Tteokbokki 떡볶이 Gâteaux de riz, gochujang 4 000 W, environ 2,60 € Facile, 20 min, une casserole
Kimbap 김밥 Riz, algue, garnitures 3 500 W, environ 2,30 € Long, il faut un tapis et de la méthode
Corn dog 핫도그 Pâte, saucisse, mozzarella 3 000 W, environ 2 € Friture profonde obligatoire
Odeng 오뎅 Galettes de poisson, bouillon 1 000 W, environ 0,65 € Le bouillon ne se fait pas pour deux

L'odeng à 1 000 wons est la ligne intéressante. C'est le moins cher de tous et pourtant le plus difficile à justifier chez soi, parce que son intérêt est le bouillon brûlant qu'on boit dans un gobelet en papier pendant qu'on attend. Sorti du trottoir en hiver, il perd sa raison d'être.

Par où commencer

Le tteokbokki. Si vous ne deviez en faire qu'un, c'est celui-là : il ne demande aucun matériel, il pardonne les approximations, et il fait basculer les sceptiques en une bouchée. Achetez les tteok au rayon frais d'une épicerie coréenne plutôt qu'au rayon sec, ils cuisent en dix minutes au lieu de trente.

Ensuite seulement, attaquez le kimbap. C'est le seul plat de cette liste qui se transporte, et c'est pour ça que les Coréens l'emmènent en randonnée et à la plage. Comptez trois rouleaux ratés avant le premier qui tient debout à la découpe, je n'ai jamais vu personne y échapper.

Les recettes, pas à pas

Questions fréquentes

C'est quoi le tteokbokki exactement ?

Des cylindres de gâteau de riz (tteok) mijotés dans une sauce au gochujang sucrée-piquante, souvent avec des galettes de poisson et un œuf dur. C'est le plat de rue coréen le plus vendu, et celui que les Coréens mangent quand ils sortent du travail à 22 h.

Le kimbap, c'est un sushi ?

Non, et l'erreur est fréquente. Le riz du kimbap est assaisonné à l'huile de sésame et au sel, jamais au vinaigre, et sa garniture est cuite ou marinée plutôt que crue. Le kimbap se mange froid dans un train, le sushi se mange frais au comptoir. Deux logiques opposées.

Où mange-t-on la street food en Corée ?

Au pojangmacha, la tente orange montée le soir sur le trottoir, et dans les marchés couverts comme Gwangjang à Séoul. On y mange debout, à cinq ou six autour d'une plaque, et on paie en partant.

Quel plat de rue coréen se refait le plus facilement chez soi ?

Le tteokbokki, sans hésiter. Trois ingrédients de base, une casserole, un quart d'heure. Le corn dog demande une friture profonde, le kimbap un tapis de bambou et de la patience, l'odeng un bouillon qu'on ne fait pas pour deux brochettes.